L’histoire basée sur la vraie vie du plus grand faussaire américain a tellement plu à Steven Spielberg qu’il a voulu en faire un film. Tous les ingrédients sont là : un gentil héros qui est méchant mais c’est pas sa faute, un méchant policier qui est finalement gentil quand même. L’histoire d’une rédemption, d’un rachat, d’une main tendue vers un happy end mélodramatique.
Je me suis ennuyé profondément en regardant cette histoire cousue de fil blanc. S. Spielberg ne fait pas d’effort pour surprendre, il raconte son histoire de façon caricaturale (les parents de Leonardo le sont particulièrement, la mère fume et est française, elle ne peut pas être sympa avec son fils !) et tout se déroule selon les plans qu’on devine dès le départ.
Quelques scènes m’ont surpris tout de même, mais dans le mauvais sens : la prison française d’abord, digne de Midnight Express : tu comprends, il faut du mélo alors la France c’est à côté de la Turquie, on va leur en mettre plein les yeux !
Ensuite, la scène finale est incroyablement téléphonée, on sait ce qui va se passer et on sait que normalement il faut pleurer tellement c’est beau... Mais désolé, rien ! Peut être que le jeu d’acteur de Tom Hanks et Leonardo me laise insensible, ou les violons sont trop forts...
En fait, pas grand chose à dire malheureusement. Un film de Spielberg de plus qui me laisse peu de souvenir. C’est du 100% professionel, millimétré, garanti sur facture avec deux stars à l’intérieur. Mais une affiche ne fait pas un bon film. Tant pis (pour nous).
La Prise éclectique