Difficile de ne pas comparer "Dark Water" et "The ring" car ils proviennent tous deux de la même veine.
On y retrouve effectivement la même façon d’instaurer un climat de peur bien éloignée des méthodes hollywoodiennes (images choc, profusion d’hémoglobine, effets spéciaux, etc). Ici, on agit sur les peurs inconscientes de chacun sans rien montrer. On suggère simplement quelque chose d’effrayant et c’est notre imagination qui s’occupe du reste.
La similitude ne s’arrête pas là puisqu’on reprend exactement le même principe conducteur : un cadavre (et le fantôme qui va avec bien sûr) dont on découvre l’histoire au fur et à mesure. Sauf que là, l’histoire de ce cadavre tient dans un dé à coudre. Et là où il y avait une enquête qui donnait un intérêt au film dans "Le cercle", il n’y a pas grand chose dans "Dark water" puisque l’histoire se révèle par des "flashs" distribués de temps en temps histoire de dire qu’il y a quelque chose d’étrange qui se passe.
Tout le suspense du film est également gâché car on devine très vite ce qui est arrivé au cadavre et à quel endroit il se cache (le bougre ;-).
Je ne parle même pas du fantôme qu’on ne voit à peu près bien que dans une scène rapide et dont le maquillage à 2 francs (je sais qu’on est à l’euro mais bon, ça vaut pas 2 euros...) est vraiment risible (oh, la jolie pâte à modeler vert pastel ! :o ).
Quand à la fin, sans la dévoiler, elle est aussi plate que peu crédible.
Au final, de ces deux films basés exactement sur le même schéma, l’un me fait encore frissoner quand j’y repense (The ring), et l’autre (Dark Water) parvient à peine à m’arracher un sourire condescendant.
Ah si, quand même... il fait peur le sac rouge ! ;-)
La Prise éclectique