Jean-Louis Borloo a lancé la mode en baptisant « Grenelle de l’environnement » les réunions qu’il a organisées sur le sujet.
Mais d’où vient ce mot ?
Wikipedia nous rafraichit la mémoire :
A l’origine, il y a les fameux accords qui ont été conclus en mai 1968 au siège du ministère du Travail, entre syndicats et gouvernement. Comme ce ministère est situé dans la rue de Grenelle, à Paris, cela a donné les « accords de Grenelle » restés célèbres.
Par simplicité, les politiques désignent dorénavant sous le nom de Grenelle tout débat réunissant le gouvernement et des associations professionnelles pour discuter d’un thème spécifique.
Pour eux, les accords de Grenelle ont un côté positif et consensuel. En nommant donc un débat, comme par exemple le Grenelle de l’environnement, cela permet de créer une dynamique de façon simple et efficace.
Du coup, d’autres ministres songent à créer leur Grenelle, qui les amènera au Panthéon des accords multipartites : le Grenelle de l’insertion qui a lieu en ce moment, le Grenelle de l’audiovisuel , le Grenelle de la santé ou le Grenelle de la formation...
Pour finir, il est amusant de savoir que Grenelle n’est pas le nom d’un illustre parisien auquel on a décerné le nom d’une rue pour service donné à la cité. Non, cette rue porte son nom car elle reliait Paris à l’ancien village de Grenelle, annexé par Paris.
La Prise éclectique