J’ai adoré le personnage principal de ce film de Guillermo del Toro ! Ron Perlman y campe de façon convaincante un féroce diablotin destructeur. Tout y est : la peau rouge, une queue, des cornes monumentales qu’il doit se couper, les sourcils noirs, les yeux phosphorecents.... Brrrr ! A ne pas croiser la nuit dans une rue sombre.

- "ça me gonfle !"
Quant au film, c’est une autre histoire ! Oui, parlons-en de l’histoire. Elle débute durant la seconde guerre mondiale. Hitler rêve de domination absolue sur la Terre et dépêche ses troupes à la recherche d’armes de destruction massivement paranormales. A cause d’une expérience avortée par l’arrivée inopinée des alliés, un petit lutin rouge se voit débarqué sur notre planète et adopté par un savant américain
Hellboy (nom donné à l’étrange bestiole) se voit donc élevé par une agence gouvernementale secrète qui fait tout pour ne pas trop ébruiter l’affaire. Il vient alimenter une magnifique collection de spécimen rares, protégés dans un bunker oublié de tous (ou presque)
Chaque partie du film, malheureusement, fait un peu penser à d’autres œuvres mémorables. L’ouverture est aussi réussie que la fameuse scène de fin des « Aventuriers de l’Arche perdue » puis on passe à « Ghostbusters » lorsque Hellboy et tente d’abattre Samaël, créature maléfique lancée dans le métro new-yorkais.
On pense aussi aux « X-Men » ou à « Spider-Man » lorsque Hellboy et Liz vivent une histoire d’amour contrariée sous un fond de superpouvoirs non maîtrisés et de rivalités immatures...
Bref, les personnages principaux sont sympas, les animations et les décors réussis, mais je n’ai pas réussi à adhérer totalement à l’entreprise... Les gags sont parfois très lourds (le redondant « ça me gonfle » m’a gonflé rapidement) et certains personnages très nuls (par exemple, le chef de Hellboy ridicule et non crédible)

- Ach ! Zes zidiots ont laizzé mon armure à gôté de moi !
Certaines grosses ficelles m’ont carrément fait rire : lorsque le méchant se trouve enfermé à l’agence, le professeur fait bien attention de le laisser seul, sans aucune surveillance, avec ses armes et son armure bien à disposition, au cas où il voudrait s’enfuir... Ou à la fin, lorsque Hellboy et son compère sont prisonniers, Hellboy (à la force surhumaine) ne peut s’échapper car son vrai nom est inscrit sur ses liens (ouaouh ! ça s’est une trouvaille, il suffit d’écrire son nom sur ses liens et il ne peut pas les briser ! Rudement bien pensé !)
Ce qu’il y a de bien avec le fantastique, c’est que l’auteur n’a pas besoin de se fouler pour faire passer des inepties...

- La belle sera-t-elle sauvée par la bête ?
Bref, après une bonne première partie, le film s’enfonce dans le film habituel en images de synthèses, de batailles violentes entrecoupées de scènes sans véritables intérêts. Comme on sait que ça se terminera bien, on n’a plus qu’à regarder que d’un œil en attendant la super blague de fin.
La Prise éclectique