La Prise éclectique

Hulk

mercredi 8 octobre 2003, par Kliké

Qui ne connait pas le grand bonhomme vert au faciès colérique, aux biceps de proportions obsènes et au QI d’un animal non domestiquable mais ô combien stupide : le blaireau ?

Qui ne sait pas que c’est un docteur, Bruce Banner, pour ne pas le nommer, à ne pas confondre avec Bruce Wayne, qui vit de son coté de trépidantes nuits sous le masque de Batman, ni Bruce Lee, acteur chinois mort d’un coup de caméra dans les tibias et n’ayant aucun rapport famillial avec Ang, réalisateur du film dont on cause ici, un docteur, disais-je, adepte du tout nucléaire et par conséquent, non-écologiste, qui se cache sous la croûte épaisse et du vert le plus artificiel qui soit de ce monstre grotesque qu’est L’incroyable Hulk ?

En cet été 2003, Ang Lee, réalisateur de Tigre et Dragon, crée la surprise en adaptant pour le cinéma les aventures (et pour le premier opus, à n’en pas douter, la genèse) de ce Héro de Comic Book américain, pas tout à fait comme les autres.

Surprise, oui. Ang Lee n’est pas John Woo, d’où surprise. Ang Lee n’a aucun lien de parentée avec Bruce (Lee pas Banner, j’l’ai d’jà dit) ni de goût pour la violence, à moins que ça se passe dans les cimes des arbres et que les regards des duettistes soient emplis d’amour l’un pour l’autre, d’où surprise, bordel !

Bon, j’allais partir dans un décorticage en règle et à tendance psychanalytique mais je vois qu’on a du mal à suivre au fond, alors... je vais faire simple...

Résumé

Bruce Banner met une bonne demi-heure à prendre la forme tant attendue. Pas grave, on en profite pour apprendre à faire exploser les crapauds à coup de rayon gamma. On apprend aussi que le Bruce n’est pas du genre extraverti et que, par conséquant, sa petite amie l’a plaqué et qu’enfin le labo nucléaire est sur le point d’être vendu à de vils commerçants coinçés par les lois anti-dopages pratiquées dans les courses cyclistes. Le décor est planté.

Ceci-dit, après l’accident, c’est très vite la panique. Le gros bonhomme vert saccage le labo, joue au freesbee avec le moteur à particule bioionique à syntoniser les crapauds et prend la fuite, dans un caleçon violet tout aussi légendaire que le type qui le porte.

Ensuite, il sauve la vie de son ex, attaquée par un trio de molosses jadis du genre canin, dont une très belle femelle caniche mutante, très chic tenue en laisse, mais faut pas la lâcher quand elle grogne, la garce...

Enfin, trépidante course poursuite dans le désert du sud-ouest américain, avec chars d’assaut, hélicoptères, avions de chasse, le tout en synthèse de celluloïde made in Georges Lucas, c’est plutôt bien fait.

Au final, le gentil gagne à la fin, on s’en doute. Mais le reste de l’histoire n’a pas grand intérêt, ce n’est qu’une adaptation d’une Bédé de Stan Lee, faut pas l’oublier.

On va dire... Opinion

A propos de Stan Lee, inventeur du personnage, celui-ci n’a ni de lien de parentée avec Ang, ni Bruce (pas Banner, Lee). Qu’on ne dise pas que c’est une histoire de famille hein ?

Toujours à propos de Stan Lee, j’ai apprécié le gentil clin d’oeil qui lui est fait dans le film :

Dans Les premières images de l’Université où travaillent Banner et Betty Ross, l’ ex-fiancée, on voit deux agents de sécurité sortir. Le plus vieux dit un truc du genre : "C’est vach’ment important la sécurité, je plaisante pas avec ça..." C’est Stan Lee en personne ! sympa, ça.

Voilà, hormis la tendance freudienne ’J’vous refait Oedipe mais n’importe comment" et quelques lenteurs, le film reste un assez agréable divertissement à la mode, Super-Héros oblige.

P.-S.

Réalisteur : Ang Lee
Nationalité : USA
Année : 2003
Acteurs principaux :
- Eric Bana
- Jennifer Connelly
- Nick Nolte
- Sam Elliott

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