Le film français qui a créé l’événement en cet automne 2006, c’est à coup sûr « Indigènes » de Rachid Bouchareb.
Certes, le sujet mérite le respect, les acteurs ont été récompensés pour leur performance et Jacques Chirac a sauté sur l’occasion pour réparer une injustice qu’il a ignoré pendant des décennies.
Mais, ce qui est étonnant, c’est l’emploi du mot "indigène" à tout bout de champ dans les médias. Car ce mot employé finalement dans un sens positif a longtemps correspondu à une séparation entre "colons" et "indigènes".
Les colons, français de souches, européens, blancs, étaient différenciés des indigènes des colonies : noirs, maghrébins, guyanais, créoles, asiatiques... Avec, certes, un certain sentiment de supériorité malvenu.
Bref, par l’intermédiaire de ce mot, il est intéressant de se pencher sur son emploi à travers le temps et sa signification. Un point de plus à porter au crédit de Rachid Bouchareb.
La Prise éclectique