Le temps est venu pour moi de vous confier un secret. Une honte que je tiens cachée au fond de mon coeur, tout au fond de mon jardin secret. Mais pour cela il faut déja que je vous raconte comment tout cela a commencé.
C’ etait un mardi. Le 18 novembre pour être précis. J’ etais rentré tôt ce jour là. L’écharpe aux vents, le regard franc, et le nez humide. C’ était une bonne journée. Il était 16h00 et j’ allais bientot me coucher.
Seulement voila j’ai craqué. Je n’ai pas atteind la chambre, non, je suis tombé au champ d’honneur, abattus en pleine course, devant la télé.
Mon calvaire pouvait commencer, mais je ne le savais pas encore. Et c’est ainsi que je suis tombé sur une chaîne musicale, dont je tairais le nom. Simplement parcequ’une fois touché par le spectacle que me renvoyait l’écran lumineux de mon désespoir, le nom de celle-ci ne revétait absolument plus aucune importance.
Devant moi, elle était là. J’étais foudroyé. Alors même que mon âme partait à la dérive, avec les meubles et les enfants, cette image avait surgit, fesant renaître en moi le souffle brûlant de ma vie.
Oui ! Oui, je vous le dis. J’etais finis. Incapable de fuir, incapable de me rappocher. Non j’écoutais de tous mes yeux et regardais de toutes mes oreilles. Mon trouble etait immense, et ma joie itou.
La jeune femme tenait une trompette dans ses mains
J’étais complétement soumis.
La jeune femme me regardait, ses yeux mutins tournés vers moi me chantais les plaisirs interdits d’une ballade dans les champs de blé, suivit d’un goûter au nutella

Je ne pouvais plus fuir. Elle était là.
Et soudain elle s’est mise à chanter. Sans doute aucun les paroles les plus ineptes que l’on puisse réver pour ce genre d’instant magique.
Et pourtant ces paroles me perforèrent l’âme, plus sûrement que le dernier shoot-à-la-mode perfore les tympans des voisins de Fangorn.
" Mademoiselle chante le blues, soyez pas trop jalouse. Mademoiselle bois du rouge. "
J’étais perdu dans un océan. Je dérivais, toutes les amares larguées mon capitaine !
Elle a du gospel dans la voix, elle y croit
Moi aussi j’y croyais. J’étais à genoux en adoration, les mains jointent. Les larmes aux yeux. Et c’ est alors que le coup final, elle m’a donné.
Lentement elle a repris sa trompette, m’a regardé à nouveau, moi son esclave pour l’ étèrnité. Et puis elle a diparu.
Au bord du naufrage, je me suis racroché au canapé, apellant au secours ma mère. Mais ma mère n’était pas là.
Alors je me suis trainé lamentablement vers la cuisine.
J’ai pris un couteau.
Et du saucisson.
Mon coeur saignait. Mon âme etait à la dérive. La femme à la trompette m’avait abandonné ne me laissant que son nom affiché en noir au bas de l’écran maudis. Patricia Kaas. Mon amour, ma joie, mon âme, mon petit cabri sauvage.
Deux jours plus tard quand j’émergeais de mon marasme sentimental, j’etais emplis de honte. Personne ne voulait me croire, me comprendre.
Ils riaient, les niais.
Ils se moquaient, les mauvais.
Et moi je souffrais de langueur. Incompris, comme un film de David Lynch. Moqué comme le livre de Loanna.
Alors ai-je décidé de crier ma haine des autres mésirables humains que vous etes tous, j’en suis sur.
Je vous détéste, casseur de rêve intolérant que vous êtes. Et elle je l’aime, ma femme à trompette
La Prise éclectique