On peut être fasciné par la jeunesse décadente américaine ou révulsé par son mode de vie et ses excès. C’est pareil pour "Les lois de l’attraction" ! On est loin des films de campus ricains, bombardés par paquets de douze chaque été dans le monde entier. Il s’agit d’un film tiré de Bret Easton Ellis le sulfureux et provocateur romancier.
Tous les ingrédients sont là pour attirer le spectateur, lui donner du plaisir visuel (plans lêchés, travellings, split-screen, effets rétro...) sans tomber dans l’esbrouffe, et du plaisir sonore avec une bande musicale années 80 : The Cure, Blondie, Yaz, Erasure ...
Par contre, l’histoire et les personnages ne peuvent pas plaire, ils sont cruels, narcissiques, sans scrupule, drogués, sans gêne... bref, on a envie de les claquer ! Est-ce réaliste ? La jeunesse doré américaine est-ele comme ça ? ce n’est pas le propos. Il s’agit d’une histoire, de personnages particuliers... A prendre ou à laisser.
Le va-et-vient entre fascination et répulsion surprend mais l’émotion peut naître dans certaines scènes mémorables (le suicide, le rendez-vous au cours en split-screen, le début raconté à l’envers)
"Les lois de l’attraction" est à voir également pour James Van der Beek (le Dawson de la télé) qui détruit son image de gentil étudiant bien élevé, politiquement correct pour construire un personnage haïssable au possible.
Pour toutes ces raisons, il est intéressant de voir ce film plutôt que le nième American Pie, navrant de platitude et sans surprise.
La Prise éclectique