La Prise éclectique

Lost, les disparus

mercredi 13 juillet 2005, par darthbob

Lost, une superproduction américaine

« Lost : Les disparus » est la dernière grosse production télévisuelle américaine. Elle a débarqué en France sur TF1, tous les samedis soirs de l’été 2005. Il faut dire que le plan média a été bien réglé. La machine de Bouygues a inondé les radios, le web et toute la presse écrite pour parler de cet événement : TF1 suit béatement M6 et diffuse une série américaine pour sa soirée du samedi !

Passés l’agacement et l’envie de zapper complètement l’émission à cause de cette overdose publicitaire téhefunesque, j’ai finalement regardé le début de la série (en programmant le magnétoscope, comme ça si c’est mauvais, c’est stop et on arrête !) Au final, Lost se laisse regarder car les acteurs sont pas mauvais, sans vraiment être inoubliables et l’histoire laisse espérer des surprises.

Par contre, le rythme de la série est beaucoup trop lent à mon goût ! Est-ce que c’est 24 ou The Shield qui m’ont habitué à des histoires nerveuses, haletantes, qui scotchent le spectateur sur son siège ? Lost n’a pas du tout la même optique. est-ce le soleil et la chaleur écrasante et moite de l’île qui laissent les personnages un peu apathiques ? De longues séquences sur fond musical font penser par moment à un album photo ou un clip pour interlude... Oui, on me dira que c’est pour ménager des pauses entre deux surprises, mais bon, quand en plus c’est un peu larmoyant ou nunuche... ça me laisse froid et donne envie d’appuyer sur "Avance rapide"

L’histoire

Lost conte l’histoire de personnes vraiment pas vernies car elles se trouvent toutes dans un avion de ligne qui s’écrase sur une île perdue au milieu de l’océan. A cause d’une panne de communication, personne ne sait où l’avion s’est crashé, ce qui fait que les secours ne pourraient jamais arriver.

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Dire qu’ils sont sortis de là dedans sans se casser un os...

A partir de là, chacun réagit à sa manière. Comme toute bonne histoire américaine sur une catastrophe aérienne on retrouve les stéréotypes habituels : le héros, la jolie femme, un vieux sage, une femme enceinte, un noir, un méchant, un drogué... Il ne manque qu’une bonne sœur et un enfant qu attend une greffe de rein pour se croire dans "747 en péril". Enfin, comme la catastrophe ne dure que dix minutes, l’histoire ne démarre qu’après le crash (quoi que, n’a-t-elle pas démarré bien avant, sans que personne ne s’en soit rendu compte ?)

Mais, pour corser le tout et ménager du suspense et de l’action (sinon on regarderait un remake des Robinson Suisses) l’île semble habitée par des bêtes ou des monstres gigantesques et hostiles. Aïe ! c’est quoi ces bruits bizarres derrière les palmiers ?

Les personnages

Du fait du nombre important de rescapés, on suit une quinzaine de personnages tout au long des épisodes.

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Deux jeunes héros perdus sur une île, que se passe-t-il ?

Le beau héros, fier et intrépide, s’appelle Jack (Matthew Fox). Il est médecin et prêt à tout pour sauver ses compagnons de fortune. Il lui arrive des malheurs mais il s’en sort toujours ! Si les téléspectateurs masculins ne s’identifient pas à Jack, c’est à désespérer d’être scénariste américain.

L’héroïne s’appelle Kate (Evangeline Lilly, actrice inconnue au bataillon) et n’est pas exactement un enfant de cœur, même si le sien finit par battre pour Jack ! Il faut dire qu’elle est très belle, énigmatique et souriante, avec de l’humour. Le rêve de tout homme s’échouant sur une île déserte avec une femme !!! En fait, si les téléspectatrices ne s’identifient pas à Kate, le scénariste peut se pendre...

Tous les autres personnages ont une particularité qui les identifient rapidement aux yeux des téléspectateurs. De cette manière, l’américain moyen n’est pas perdu et les minorités sont respectées :

- l’handicapé physique : Locke (Terry O’Quinn)
- l’irakien : Sayid (Naveen Andrews)
- la blonde écervelée : Shannon (Maggie Grace)
- le noir : Michael (Harold Perrineau)
- le gosse : Walt (Malcolm David Kelley)
- l’obèse : Hurley (Jorge Garcia)
- la jeune enceinte jusqu’aux oreilles : Claire (Emilie de Ravin)
- le couple (coréen) : Sun (Yunjin Kim) et Jin ( Daniel Dae Kim)
- le drogué : Charlie (Dominic Monaghan, celui du Seigneur des Anneaux)
- le méchant : Sawyer (Josh Holloway)
- le flic : euh, il est mort rapido

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Souriez un peu, vous êtes quand même sur une île paradisiaque !

Est-ce le hasard ou un savant mélange façon télé-réalité ou panel de sondage qui a mis autant de personnages caricaturaux dans le même avion ?

Ceux qui tirent leur épingle du jeu ne sont pas forcément les deux héros (même si Evangeline Lilly tirerait son épingle de n’importe quel jeu !!!). Locke (Terry O’Quinn) et Sayid (Naveen Andrews) sont des personnages assez énigmatiques et surprenants pour attirer l’attention. Les autres sont plus banals qu’autre chose. Il reste Charlie interprété par Dominic Monaghan, vu dans le Seigneur des Anneaux en hobbit impétueux, qui joue un guitariste drogué de façon convaincante.

La construction du récit

En fait, à chaque épisode, j’hésite entre "Ouais, pas mal, ça laisse des possibilités sympas pour la suite de l’histoire..." et "Bof, c’est pas très surprenant, si ça continue comme ça, j’arrête"... Il faut dire que les auteurs ont décidé de faire évoluer leurs personnages pour qu’ils suivent un espèce de schéma descriptif un peu trop lourd.

Je m’explique : les premiers épisodes décrivent les personnages centraux en montrant leurs réactions face à la tragédie et en intercalant des flashbacks sur les événements précédents leur montée dans l’avion. De ce fait, la psychologie des personnages est mise en valeur et on en apprend beaucoup plus sur eux que ne laissent supposer leurs actes dans l’île.

On apprend ainsi pourquoi Jack a l’esprit torturé et veut sauver tout le monde, pourquoi Kate est traquée par le flic blessé, pourquoi Locke a ce regard si étrange et ce sourire si énigmatique...Seulement, à force de garder ce schéma carré : un épisode = une révélation sur un personnage, on s’attend à chaque épisode à assister à une révélation plus ou moins fracassantes sur un des personnages. Et comme le rythme est assez lent, on a largement le temps de réfléchir et de voir les choses arriver pour finalement deviner la chute avant qu’elle n’arrive.

Bref, Lost est assez décevant dans sa construction. Toutefois, comme les acteurs sont plutôt assez convaincants pour leur rôle et que certaines énigmes sont assez bizarres pour s’y intéresser (d’où vient l’ours polaire ? où se trouve le corps du père de Jack, d’où est émis le SOS ? qu’est ce qui fait tant de bordel dans la jungle ?) qu’on peut suivre la série sans trop se prendre la tête. En fait, au lieu d’un roman de l’été, Lost est une série télé de l’été (un genre de "Dolmen" à l’américaine, quoi !) Ce qui fait qu’on comprend mieux pourquoi TF1 la diffuse en prime time !

P.-S.

Lost, les disparus (USA, 2004)
Titre original : Lost
Créateurs : J.J. Abrams et Damon Lindelof
Saisons : 1 (25 épisodes de 42 minutes)
Principaux interprètes :
- Jack : Matthew Fox
- Kate : Evangeline Lilly
- Sayid : Naveen Andrews
- Locke : Terry O’Quinn
- Charlie : Dominic Monaghan
- Sawyer : Josh Holloway
- Boone : Ian Somerhalder
- Shannon : Maggie Grace
- Hurley : Jorge Garcia
- Michael : Harold Perrineau
- Walt : Malcolm David Kelley
- Sun : Yunjin Kim
- Jin : Daniel Dae Kim
- Claire : Emilie de Ravin

5 Messages de forum

  • > Lost, les disparus 13 juillet 2005 12:04, par Fangorn

    J’ai jeté un coup d’oeil rapide, la vf est très mauvaise.

    Sinon ne t’attends jamais à un rythme endiablé dans Lost. Il y a même à mon avis un gros coup de mou en milieu de saison. L’intérêt c’est les personnages, leur histoire, le pourquoi du comment il se sont retrouvé dans cet avion. La partie mystère/fantastique est finalement assez secondaire, une trame de fond en fait. Comme ça se concentre sur les personnages, il devient encore plus regretable que la vf soit si à chier. C’est sur que la vf a moins d’impact dans une serie comme 24.

    C’est certainement pas la série de l’année, ça se regarde agréablement.

    Ma meilleure série de l’année, c’est Desperate Housewives qui doit passer sur M6 ... en vf. En ce moment je regarde Deadwood, très bien aussi.

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  • > Lost, les disparus 5 août 2005 13:54, par skretch

    je trouve que cette serie est genial mais il n’as pas de rediffusion ni de site ou on peut revoir les serie
    je veux que meme si la serie est finis qu’il remette une duffusion de tte les serie le dimanche matin avant la rentrèe ou quelque chose comme ca. franchement je la trouve tro bien et le sus pence est bein choisi .
    bravo !

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  • > Lost, les disparus 12 août 2005 13:27, par pacophie

    moi je pense que cette série est tres interressante, la seule chose qui me déçois c’est le générique , faut bien le dire il y a juste le titre qui apparait comparé aux autres nombreuses séries américaine c’est nul !!! les acteur joues très bien et c’est vrai il sont très convaincant ! l’histoire est passionante ont se pose pas mal de questions... voyons se que donnera la saison 2

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  • Lost, les disparus 11 novembre 2005 15:50, par qqn

    vive le pessimisme

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  • Lost, les disparus 28 février 2007 16:59, par un éternel fan de LOST

    Désolé mais je ne suis absolument pas d’accord avec toi, tu es en train de blamer une série qui a largement marqué son empreinte dans l’histoire du cinéma moderne -quand bien même c’est une série, je te ferai dire que LOST a été sacrée à maintes reprises. Maintenant les avis sont partagés, si tu préfères 24 libre à toi mais c’est facile de critiquer. Lost est certes basé sur un rythme plutôt lent mais pour véritablement comprendre la trame il est essentiel d’être assidu à tous les épisodes. Derrière Lost il y a des énigmes et des concordances mystérieuses que tu ne trouveras dans aucune autre série -encore moins 24 !- Lost c’est des pièces d’un puzzle qu’il te faut réunir pour en comprendre le véritable sens, un message à-demi dévoilé mais très humain.Personnellement je me suis retrouvé dans de nombreux personnages, et au final ils ont une vie plus ou moins similaires à la notre, ce qui rend quelque chose de plus réel à l’écran.
    Le rythme n’est au contraire pas pesant, je le trouve parfait, et crois-moi si tu veux du suspense et de fortes émotions suis les deux dernières saisons. C’est clair que Lost doit se regarder en VO c’est comme toutes les séries américaines...

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