Resté sur l’excellent "Tokyo express" du même Matsumoto, je suis resté sur ma faim avec "La voix".
Il s’agit de six récits centrés sur un crime dans le Japon de l’après guerre. On y découvre ainsi quelques moeurs nippones, éloignées de l’Europe : les bars à hôtesses, les relations entre hommes et femmes, la modernité opposée à la tradition.
Matsumoto ne suit pas forcément un personnage (la victime, le meurtrier ou le policier) mais construit ses récits par juxtaposition de points de vue.
Le récit ayant donné le titre au livre : "La voix" est le plus déterminant puisqu’il allie le suspense, le machiavélisme du meurtrier ainsi qu’un point de départ très intrigant : une standardiste appelle par erreur un numéro de téléphone où un homme lui répond sèchement et racccroche. Il s’avère que c’est sûrement le meurtrier de la femme qui habitait à cette adresse.
Les autres récits m’ont paru inégaux mais tout de même de bonne facture. Matsumoto reste toutefois un auteur très intéressant pour qui s’intéresse au Japon.
La Prise éclectique