Voila un film français qui m’a complètement échappé à sa sortie (rien d’étonnant il est vrai) Seul Édouard Baer m’a incité à le regarder à la télé, par curiosité.
Puisque je connaissais l’acteur de longue date, à l’époque du centre de visionnage de Canal+, et que j’appréciais ces tirades chevaleresques, sans queue ni tête, je me suis décidé à jeter un œil sur ce film inconnu, pour voir, comme dirait Patrick Bruel, un soir de poker menteur.
Avec sa tête des très mauvais jour, Baer interprète un auteur d’autobiographies pour le compte de personnes célèbres. Comme il est dit dans le film : vous savez, celui qui écrit mais qui n’apparait jamais sur la couverture. Un nègre, quoi !

- Dans la vie, je m’éclate à mort !
Mais il le vit bien ! Il gagne sa vie correctement, ne se foule pas trop, vit une histoire sympa avec une femme charmante... la routine.
Mais, deux événements vont chambouler sa vie pépère :
son éditeur lui donne l’ordre de rédiger l’autobiographie du footballeur français le plus populaire (Clovis Cornillac)
la fiancée du footballeur n’est autre que le premier amour (chaste) de l’écrivain, jamais remis de leur histoire jamais commencée...
Le face à face Baer / Cornillac est excellent ! D’un côté le triste écrivain, perdu, tiraillé entre sa promise et son amour d’étudiant, haïssant le sportif au plus haut point mais obligé de composer avec lui pour garder son travail et éventuellement conclure avec sa nana.

- L’écrivain et le footballeur
Clovis Cornillac interprète un footeux plus vrai que nature : il essaie de se faire passer pour cultivé avec une naïveté désarmante, il étale sa réussite au grand jour, sans pudeur.
Il faut l’entendre prononcer le nom de Baudelaire. Cela ne ressemble pas au traditionnel Baud’laire mais plutôt à Beau-de-l’air.
Bref, un joli duo proposé par le réalisateur, Laurent Tirard, qui fait passer un moment agréable même si on oublie vite ce genre de comédie. La fin, plus tendre, est pour une fois pas trop tarte, même si elle est pleine de bons sentiments.
La Prise éclectique