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Questionnaire : le mot du printemps 2007

Petit, réponds à mes questions, et vite !

vendredi 25 mai 2007, par darthbob

Depuis quelques jours, on assiste à une importante série de révélations sur des questionnaires posés aux enfants ou adolescents dans le cadre de l’école.

Pour les enfants de cinq ans

Cela a commencé par une brève anodine sur le site de France 3. On y apprenait que la FCPE [1] et la mairie de Paris ont demandé le retrait d’un questionnaire de la Fondation Mgen [2] dans 200 écoles de Paris. Ce questionnaire posé directement aux bambins avait pour objectif de mieux connaitre la santé mentale et physique d’enfants âgés de 5 ans.

Pour moi, cela a été un choc ! Quel crédit peut on porter aux réponses des enfants ? Pourquoi est-ce une mutuelle qui s’occupe de ce questionnaire alors que les parents ne sont pas clients ? Pourquoi à l’école ?

Quelle est la valeur de cette étude si elle se fonde sur le volontariat ? Soit les parents répondent car il n’y a pas de problème, soit ils mentent pour éviter de dévoiler les problèmes, soit ils ne répondent pas... Bref, je serai curieux de connaitre le réel but de ce questionnaire ciblé.

Apparemment, d’après la brève, il ne s’agit pas d’un coup d’essai puisque le même genre d’étude a été réalisée en région Provence-Alpes-Côte-d’Azur.

Pour les adolescents

Finalement, je suis tombé sur cette actualité de la ligue ODEBI. Bien qu’il soit à prendre avec des pincettes, je suis curieux de connaitre la suite de l’article.

Il prend le relais de plusieurs autres site qui dénoncent une étude qui serait menée par L’INSERM en relation avec l’Observatoire Régional de la Santé. Il s’agirait de demander aux étudiants majeurs de certains lycées de compléter un questionnaire sur la consommation des substances psycho actives et d’effectuer un prélèvement de cellules ADN grâce à un écouvillon buccal.

Encore un questionnaire ? Ok, mais alors pourquoi un prélèvement ADN ?

Avec mon caractère paranoïaque, profondément marqué par Orwell, obnibulé par 1984, je me pose les mêmes questions que les autres sites :
- l’anonymat est-il réellement respecté ?
- que deviennent ces prélèvements ?
- que cherche-ton exactement dans l’ADN ? un gêne de l’alcoolisme, de la dépendance au cannabis ?
- qu’en ont dit les enseignants ?

Chacun son questionnaire

Il semble bien que la France adore les questionnaires. On a eu droit aux sondages quotidiens pendant six mois, on est en pleine déclaration d’impôt sur le revenu... On nous questionne tellement qu’on oublie que le but est d’enregistrer nos réponses pour mieux nous connaitre.

Avec l’informatique, toutes ces réponses peuvent persister très longtemps, se croiser, se recouper, se vendre, se pirater, se falsifier... Qui sait ce qu’elles deviendront en de mauvaises mains ?

Pour finir, n’oublions pas l’étymologie du mot question (tirée de wikipedia) : En histoire, la Question est une forme d’interrogatoire par la torture. On dit « soumettre quelqu’un à la Question ». Rien d’anodin, donc.

Notes

[1] Une des deux principales fédérations de parents d’élèves

[2] Mutuelle générale de l’éducation nationale

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