La Prise éclectique

Seul au monde

jeudi 29 avril 2004, par TaN

Chuck Noland, un cadre de Fedex, sillonne le monde pour améliorer les performances de son entreprise et la productivité de ses équipes. Il ne trouve la tranquillité qu’auprès de sa compagne Kelly. Mais à la veille de Noël, il reçoit un appel lui annonçant qu’il doit contrôler la livraison d’un colis urgent pour la Malaisie. Il n’en a que pour quatre jours et reviendra pour fêter le Nouvel An avec sa dulcinée. Chuck quitte Los Angeles à bord d’un petit avion. Mais au-dessus de l’Océan Pacifique, un orage éclate et prend par surprise l’équipage. Le crash est inévitable. Agrippé à un radeau de sauvetage, Chuck s’échoue sur une île déserte. Les jours passent et aucun secours en vue. Pendant quatre ans, le naufragé va tenter de s’adapter à cet environnement sauvage en surmontant l’épreuve terrible de la solitude.

Le scénario s’annonce classique. Un avion, un naufrage, une résurrection, de grandes désillusions. Voilà comment résumer ces deux heures trente de film.

Ce film laisse un sentiment mitigé dans la tête. On devine un peu trop facilement la fin, et surtout, notre " héros " parvient à survivre plus de 4 ans sur une île déserte, avec pour seul nourriture d’après ce que l’on voit des noix de coco et du poisson. Son couteau est un patin à glace récupéré dans un colis, sa hache est l’autre patin. De plus, ce " héros " se blesse à plusieurs reprises et pas un petite estafilade. Rincé à l’eau de mer, ces blessures ne s’infectent pas... un peu gros ... Monsieur ne peut s’empêcher de s’arracher une dent blessée à coup de patin à glace.

De l’autre côté, un arrive presque à espérer sa survie. Lorsqu’il parvient à boire, ou à faire du feu, on est presque heureux pour lui. Lorsqu’il se fabrique un ami, on est heureux pour lui, on a de la compassion. Pour finir, il parvient à se construire un bâteau et à se faire recueillir et rentre chez lui. Il ne survit que par amour pour sa femme.

Et là, déception, lorsqu’il arrive chez lui, sa femme est mariée, elle a un enfant, il a été enterré, bref, il doit reconstruire sa vie.

Au final, cela donne un film ni excellent, ni médiocre, un film sympa pour une soirée canapé.

P.-S.

Seul au monde (Cast away) USA, 2001
un film de 2H30 réalisé par Robert Zemeckis
Principaux acteurs :
- Helen Hunt
- Tom Hanks
- Nick Searcy
- Christopher Noth
- Lari White

2 Messages de forum

  • > Seul au monde 29 avril 2004 18:56, par darthbob

    oui, j’ai également eu un sentiment très mitigé. J’ai vraiment été content de chacune des victoires du héros (manger, boire, se sauver...)

    A côté de ça, la multiplication des plans avec le logo de FedEx m’a beaucoup gêné... Et puis porter le dernier colis à son destinataire après tant d’aventure... Ouaouh, c’est beau ... j’y crois pas une seconde. Mais bon, on dira que c’est symbolique.

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  • > Seul au monde 29 avril 2004 21:02, par Kliké

    Outre le sigle de la corp., c’est la paire d’aile angélique qui compte.

    Ce qui est curieux, c’est qu’il trouve un paquet Fedex à destination des états-unis dans un avion à destination de la Malaisie...

    Sans doute, Zemeckis cherche-t-il à montrer, comme dans nombre de ses films (Retour vers le futur, Forrest Gump...) que la destinée des hommes est toute tracée et que seules celles qui sont exeptionnelles valent la peine d’être racontées... on se console comme on peut de la recrudescence des émissions de télé-réalité : le destin de Chuck est incroyable...

    À ce propos, plus qu’un simple remake de Robinson Crusoë, j’ai vu ce film comme une sorte de métaphore du chemin parcouru par l’être humain à travers les âges :

    Chuck finit par se nourrir lorsqu’il parvient, accidentellement, à trancher une noix avec un caillou tranchant. Technique qu’il affine en le taillant lui-même... Puis il dompte le feu etc... Quel destin incrayable que celui de l’humanité ! Je crois que c’est, une fois de plus, le message que Robert Zemeckis cherche à faire passer... à condition de suivre les ailes des anges...

    Zemeckis est un cul béni plus discret que Gibson, c’est ça, au final qui me dérange le plus.

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